Passionné de vélo depuis l'âge de 9 ans, mon rêve était de faire le Tour de France !
Seulement, n'est pas pro qui veut, alors une idée me vient à l'esprit: je vais faire le Tour de France devant les coureurs.
C'est sur le Tour 93 que me vient cette idée, alors que je suis sur la caravane publicitaire, je décide de prendre contact avec les
organisateurs, les directeurs sportifs, les sponsors....pour préparer mon défi que certains qualifient d'irréaliste: je vais partir 3 heures avant le peloton et je vais effectuer toutes les
étapes du Tour 94
.
Dès mon retour de la Grande Boucle, je commence un entraînement des plus exigeants. Effectuer des milliers de kilomètres, perdre
jusqu'à 14 kilos....Au fil des semaines, ma moyenne horaire augmente ainsi que la longueur de mes sorties, et je deviens confiant jusqu'en avril , où j'effectue un stage en altitude. Au
programme, l'ascension de 3 à 4 cols par jour, et là, les difficultés commencent à se faire ressentir. Il faut que j'envisage plus d'ascensions d'ici le mois de juillet.
Le départ est donné le 2 juillet à Lille. Je me fixe une moyenne horaire de 27 km/h, mais porté par le public, j'arrive dans les Pyrénées
avec une moyenne supérieure à 31 km/h. J'ai donc une avance confortable, sans être fatigué !
La première chaîne montagneuse est traversée, avec quelques difficultés pour garder de l'avance sur mes poursuivants. Un jour, je suis
rattrapé dans la montée de Luz-Ardiden, le réglement veut que je laisse passer les coureurs, et que je reparte derrière la voiture-balai.
Mon plus mauvais souvenir, c'est l'ascension du Mont ventoux après avoir effectué 190 km, sous une chaleur caniculaire, avec la fatigue
des Pyrénées. Là, je crois réellement que je vais mourir sur ma petite reine..... Ce jour là, celui que beaucoup prennent pour mon sosie, l'italien Eros Poli, qui s'est échappé dès le début de
l'étape, va passer 9 mn après moi au sommet du Ventoux, malgré cette avance, il me rejoint à 2 km de la ligne d'arrivée.
Il est important de gérer au jour le jour chaque étape. Il me faut parfois 50 km pour retrouver de bonnes sensasions sur
mon vélo, j'ai ce que l'on appelle en jargon cycliste "les jambes de bois", malgré les massages de mon neveu qui m'accompagne.
La chaîne des Alpes représente une autre difficulté, avec la mythique ascension de l'Alpe d'Huez. C'est au cours de l'étape qui m'amène à
Val Thorens, que j'ai la surprise d'apercevoir ma famille sur le bord de la route, qui doit me retrouver le soir même à l'hôtel. Ca sent bon la fin !
Le 24 juillet, la direction du Tour ainsi que France2 m'autorisent à franchir la ligne d'arrivée sur la plus belle avenur du monde, arrivée
commentée par mon ami Daniel mangeas, le speaker officiel du Tour. Ensuite, je suis invité à participer au direct de France Télévision, où je reçois le maillot jaune du vainqueur de l'épreuve.
Consécration le soir même , puisque Miguel Indurain, le vainqueur, m'invite avec mon équipe, à participer à la soirée Banesto, en présence des plus hautes personnalités espagnoles.
Si l'envie vous prend de réaliser un tel défi, sachez que j'ai mis plusieurs mois à récupérer. Malgré cela, je n'ai pas fini l'épreuve que
je sais déjà que je participerai à la Vuelta , le Tour d'Espagne, l'année suivante. La presse, qui me suit tout au long de mon périple, me met une forte pression, et m'incite à poursuivre, en
réalisant le Tour d'Espagne et le Tour d'Italie, histoire de faire les 3 plus grands Tours du Monde
Le rythme est pris...31km/h de moyenne
Le public est toujours présent pour m'encourager
Soutien des spectateurs qui me donnent à boire
La difficulté commence dans les Pyrénées
Arrivée sur les Champs Elysées .....commentée par Daniel Mangeas
France Télévision m'accorde un reportage juste après l'arrivée
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